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L’accord de l’UE sur la réglementation des marchés financiers démontre l'unité européenne avant le sommet de Londres

Berlin Summit Press Conference

Conférence de presse du sommet de Berlin

Les chefs d’État et de gouvernement des six plus grands pays de l’Union européenne se sont mis d’accord sur une position commune concernant un ensemble de questions qui seront probablement abordées à l’occasion du Sommet de Londres, en avril. À l’avenir, l’accord sera perçu comme une étape majeure sur la route du Sommet de Londres du 2 avril, avant la réunion des 27 États membres de l’UE, le dimanche 1er mars.

Après la rencontre des chefs d'État et de gouvernement britannique, français, italien, espagnol et néerlandais, à Berlin, le 22 février, laChancelière Angela Merkel a communiqué un résumé de la réunion, établi par la « présidence ».
Les principaux points d’accord ont été les suivants :
• tous les marchés financiers, produits et participants doivent être assujettis à une supervision ou une réglementation adéquates, y compris les « pools de capitaux privés… et les fonds spéculatifs » ;
• les agences de notation doivent être dûment immatriculées et supervisées ;
• des réformes sont nécessaires pour veiller à ce que, lorsque la période est propice, les banques constituent des réserves de ressources supplémentaires ;
• le développement d’un dispositif efficace d’alerte précoce par le Fonds monétaire international et le Forum pour la stabilité financière ;
• le développement d’un dispositif efficace d’alerte précoce par le FMI et le FSF ; et
• l’élargissement du FSF de manière à englober des économies de marché émergentes, et l'application de cette mesure « en temps utile », avant le Sommet de Londres.
Des responsables internationaux ont salué l’accord comme une avancée majeure vers un Sommet de Londres placé sous le signe du succès. Gordon Brown a déclaré : « nous sommes tombés d’accord sur le fait qu’à problèmes mondiaux, solutions mondiales.  Et nous travaillerons ensemble, au cours des semaines à venir, pour veiller à ce que, par notre coopération et notre détermination à agir ensemble, nous soyons en mesure non seulement d’injecter la confiance nécessaire dans l’économie mondiale, mais aussi de rebâtir une activité économique nécessaire aux emplois et à la sécurité que la population, à travers le monde, attend. »

À l’issue des négociations, le Président français, Nicolas Sarkozy, a déclaré aux journalistes : « Nous sommes tous d’accord désormais pour dire qu’à Londres, l’Europe veut voir une refonte du système. Nous voulons tous que Londres soit un succès et nous savons tous que c’est notre dernière chance. Nous ne pouvons pas nous permettre un échec à Londres. Il ne s’agit pas de mesures de surface. Il s’agira de prendre des mesures structurelles. » « L’Europe se montrera à la hauteur de la responsabilité qui est la sienne dans le monde », a déclaré Mme Merkel après les entretiens.

Le programme de rencontres des chefs d’État et de gouvernement des pays du G20 sera chargé tout au long de la période conduisant au sommet de Londres. Le Comité directeur du Processus de Heiligendamm, constitué de « sherpas » (les représentants personnels des chefs d’État et de gouvernement) et de vice-ministres des pays du G8, plus le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Afrique du sud et le Mexique, ainsi que de représentants de la Commission européenne, s’est réuni les 23 et 24 février.

Le 1er mars, les 27 chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’UE se sent réunis à Bruxelles, pour un sommet informel convoqué par le Président du Conseil européen, Mirek Topolánek, Premier ministre de la République tchèque, « afin d’assurer la coordination et la solidarité au sein de l’UE en liaison avec les efforts pour combattre la crise. Le résultat constituera une contribution de premier plan à la préparation du Conseil européen du printemps, qui aura lieu à Bruxelles les 19 et 20 mars 2009, 13 jours seulement avant le Sommet de Londres.
Le Premier ministre Gordon Brown se rendra aux États-Unis la semaine prochaine pour discuter de la situation économique mondiale avec le Président Obama, le 3 mars. Il sera, à cette occasion, en mesure de présenter la position unie de l'Union européenne. Les porte-paroles des deux responsables ont déclaré qu’ils s’entretiendraient des « défis mondiaux communs », au nombre desquels la crise financière mondiale.




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