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  • 13:58 23 Nov 2009
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  • 14:58 23 Nov 2009

Vinay Talwar : Travail d'observation avec l'ambassadeur

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Malgré un emploi du temps très chargé, l'ambassadeur, Sir Peter Westmacott, a accepté d'être suivi pour une journée par un jeune deuxième secrétaire du Foreign Office, en poste en Amérique du Sud. Vinay Talwar nous explique sa démarche et ses objectifs.

Vinay, depuis combien de temps travaillez-vous au FCO et quel poste occupez-vous actuellement à l’ambassade de Grande-Bretagne au Guatemala ?

J’ai rejoint le FCO en 2003 et je suis actuellement le deuxième Secrétaire aux affaires politique au Guatemala, mais je couvre également Le Salvador et le Honduras. C’est une petite ambassade. Elle fait moins d’un dixième de la taille de celle de Paris. Je fais donc un peu de tout – droits de l’homme, élections, changement climatique, projets et diplomatie publique.  

D’où vient cette idée de passer une journée à observer l’ambassadeur en France ? Et comment cet exercice s’inscrit-il dans vos objectifs actuels et vos plans d'avenir ?

J’ai rencontré l’ambassadeur par hasard lors de la conférence sur le leadership organisée par le FCO en mars. Je venais juste d'obtenir un des prix pour le "Leadership" du secrétaire d’État aux Affaires étrangères. L’objectif de ce prix est de me permettre de développer mon potentiel en leadership et, entre autres, de m’exposer à différents styles de leadership. Peter Westmacott a eu la gentillesse de me proposer une observation en poste, que j’ai acceptée.

J’organise également un projet pour la conférence sur le leadership de l’année prochaine sur l’encadrement à distance, étant donné que c’est un sujet auquel nous sommes tous confrontés au FCO sous une forme ou une autre. Londres dirige les ambassades ; les ambassades dirigent les consulats. Les ambassades sont dirigées par Londres et un nombre croissant d’agents demandent à travailler chez eux ; par conséquent, l’encadrement à distance joue là aussi un rôle important. J’essaie de compiler une boîte à outils d’encadrement à distance, basée en partie sur des études de cas. C’est une des autres raisons pour lesquelles j’ai décidé de rendre visite à l’ambassade. Il m’a été très utile de voir comment Paris est dirigée par Londres et comment Paris à son tour dirige un consulat comme Lille.


Pouvez-vous me décrire cette journée ? Il semble qu’il y ait eu une forte orientation sur le travail avec l’Union européenne, comment cela se rapproche-t-il de votre travail ?

J'avais très peu d'expérience officielle de l'Union européenne, il m'a donc été très utile d'être exposé aux différentes questions en observant Shan Morgan (actuelle directrice de l'UE au Foreign Office) au cours de ses réunions avec l'ambassadeur et son député, Tim Hitchens, au Quai d'Orsay. On retrouve des questions qui ont trait à l'UE à tous les niveaux des portefeuilles politiques du FCO, il m'est donc très utile de me familiariser avec ces questions. C'est un moment particulièrement intéressant puisque la France est sur le point de prendre la barre de la Présidence de l'UE. En dehors des réunions officielles, j'ai appris beaucoup de choses sur le leadership simplement en observant comment Peter, Tim et Shan communiquent avec les autres, se détachant délibérément des détails ("des tâches administratives") pour se concentrer sur des questions plus stratégiques. Et l'importance du symbolisme - les signaux qu'un leader transmet dans les premières 24 heures et la première semaine à son poste peuvent façonner ses relations avec ses collègues jusqu'à la fin de son mandat. J'ai eu une conversation fascinante avec Tim et Peter sur les signaux transmis lorsqu'ils ont débuté. La journée dans son ensemble a été excellente - l'équipe de Paris a tout fait pour m'intégrer à son emploi du temps chargé, ce dont je lui suis extrêmement reconnaissant.



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