Le Salon Bleu
Grand salon de l'appartement de la duchesse de Béthune-Charost à l'origine, le Salon Bleu fut complètement réaménagé en 1787-91 lorsque l'hôtel fut loué au conte de la Marck.
Les splendides dorures qui ornent les murs du salon seraient postérieures et ont peut-être été incorporées à la demande de Pauline Borghèse. Le mobilier actuel fait partie de la suite que Pauline avait sélectionnée pour sa galerie de tableaux. Il compte encore 33 des 40 fauteuils d'origine.
C'est dans ce salon que l'ambassadeur reçoit ses invités. Voici quelques-un des objets qu'ils peuvent admirer:
La pendule
| C'est une pendule à sphère évoquant le thème dit “chronos protégeant la terre” ou “chronos et l’étude” - une variante du thème “ars longa, vita brevis” qui évoque la fuite du temps et la brièveté de la vie alors que l’art, les lettres et les sciences demeurent dans le temps. La pendule est en forme de sphère, inclinée sur un écliptique avec en son équateur deux cercles tournants, l’un à chiffres romains pour les heures et l’autre à chiffres arabes pour les minutes. La figure de Chronos porte une faux qui indique l’heure. Les arts et les sciences sont représentés par un personnage féminin, assis tenant un livre ouvert, et par divers objets posés sur le socle : un compas, un rapporteur, une lyre, des outils de peinture et des ouvrages reliés, tous réalisés en bronze doré. La pendule est l’œuvre de Jean-Baptiste Héricourt (1765-1849) et les figures sculptées sont de Guillaume Biochot (1735-1814). Le mouvement, qui date de 1812, est l’œuvre de Charles-Guillaume Manière*. *Les pendules de Manière (maître horloger) étaient appréciées autant pour leur excellent mécanisme que leur valeur esthétique. Il travaillait beaucoup avec les bronziers de l’époque, comme Pierre-Philippe Thomire, François Rémond, Jean-Baptiste Osmond, Claude Galle, Edme Roy et François Vion. |
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Les fauteuils et les meubles
| Les fauteuils sont de Pierre-Gaston Brion (1751-1843) qui fut sculpteur et ornemaniste sous l’empire et pour le roi Charles X. La console provient de la galerie de tableaux ; les canapés et tabourets sont sans doute par les Frères Jacob*. Georges Jacob (1739-1814) et ses fils Georges (1768-1803) et François-Honoré-Georges (1770-1841) dominèrent l’art du mobilier en France. Ils eurent pour clients tout ce que la ville et la cour comptaient de riche et d’important et fournirent aussi le prince régent, le futur George IV. |
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Le tapis
| Le tapis, une copie moderne du tapis d'origine, est orné au centre des armes de France avec les colliers des ordres de Saint-Michel et du saint-esprit. |
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Les candélabres
| La pièce possède quatre candélabres à trépied, ornés de têtes d’aigle et de coq. Il s’agit d’un modèle crée à la fin des années 1780. Ces candélabres se trouvaient dans la chambre de la princesse au premier étage, alors que la pendule et le brûle parfum sont à leur emplacement d’origine. |
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La cassolette
| Sur la console on trouve une cassolette en tôle vernie, imitation lapis-lazuli, avec un socle et contre-socle aussi en tôle vernie, imitation marbre griotte. Ils sont séparés par trois lions ailés avec bas reliefs et masques de Mercure. Cet objet peut être attribué à la manufacture de Blaise-Louis Deharme. |
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Le lustre
| Ce lustre à 30 lumières et vase de cristal est l’un des plus beaux de la collection de la résidence. On remarque des têtes de coq identiques à celles qui ornent les candélabres placés dans la même pièce. Cet ensemble pourrait être de Pierre-François Feuchère (1737-1823). Le lustre est signalé dans l’inventaire de 1814. |
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Bibliographie :
- Bulletin de l'association nationale des collectionneurs et amateurs d’horlogerie ancienne de l’art, (printemps 1999, n°84)
- A l’ombre de Pauline, par Jean-Nérée Ronfort et Jean-Dominique Augarde. Editions du centre de recherches historiques, 2001.
- L’ambassade de Grande-Bretagne à Paris, Mary Beal et John Cornforth. Christies & Government Art collection, 1992.
Les salons de la Résidence
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