• UK
  • 03:40 25 Nov 2009
  • |    Paris
  • 04:40 25 Nov 2009

Le Salon Pauline

Sous la régence, des hôtels particuliers vont progressivement se construire dans le quartier neuf du Faubourg Saint-Honoré, y compris l’hôtel d’Evreux, en 1718, plus connu aujourd’hui sous le nom de Palais de l’Elysée.

Quatre ans plus tard, le duc de Charost fait établir une demeure relativement modeste selon les plans d’Antoine Mazin (1679-1740) ingénieur cartographe. Le duc de Charost prend la direction du consul royal des finances en 1737. Avec ses descendants, il occupe la demeure en tout ou en partie jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. 

La Résidence fut ensuite louée au comte de La Marck. Il y organise des réunions secrètes ente Mirabeau et l’ambassadeur autrichien, Florimond Claude comte de Mercy-Argenteau (1727–1794), pour tenter de restaurer la monarchie.


La cheminée et ses feux

La cheminée en marbre blanc statuaire date du temps du compte de La Marck (fin XVIIIe siècle). Ce salon servit un moment de salle du trône, mais le chiffre de la reine victoria sculpté au-dessous des portes est postérieur à cet emploi. Son état actuel date de 1985.

Les feux « à sphinx assis » encadrent une cassolette à trépied orné d’une épée et d’un casque, œuvre de Jean-André Wallner (actif 1780-1815).




















Le lit

Le somptueux lit orné aux angles de quatre égyptiennes en cariatide surmontées de lionnes couchées, était placé dans une des chambres à coucher du première étage. Son impériale de forme ovale en bois sculpté et doré est surmonté de l’aigle de l’empire français, doté à l’époque de 24 plumes d’autruche blanches en panache. Le lit est l’œuvre de Pierre-Gaston Brion et fut dorée par Louis-François Chatard. Ce lit était utilisé jusqu’en 1982 notamment par plusieurs souverains, y compris Edward VII en 1903 et 1907 et la Reine Mère en 1956 et 1982.    
 














Psyché        

Ce grand miroir mobile est orné de lectrices ailées. Il était certainement destiné à permettre aux visiteurs de vérifier leur toilette plutôt qu’à l’usage personnel de la princesse. Il est généralement associé au mobilier qui accompagne le lit depuis 1841. L’auteur de ce meuble n’a pas encore été identifié. 
 














Bibliographie :

  • Bulletin de l'association nationale des collectionneurs et amateurs d’horlogerie ancienne de l’art, (printemps 1999, n°84).
  • A l’ombre de Pauline, par Jean-Nérée Ronfort et Jean-Dominique Augarde. Editions du centre de recherches historiques, 2001.
  • L’ambassade de Grande-Bretagne à Paris, Mary Beal et John Cornforth. Christies & Government Art collection, 1992.




Haut de la page