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Le Salon Rouge

A l’origine, le Salon Rouge servait d’antichambre à l’appartement qu’occupait la belle-fille du deuxième duc de Charost, qui fut le premier propriétaire de la Résidence.

Aujourd’hui c’est toujours une pièce d’accueil, avant de passer dans le salon bleu et la galerie vitrée. En hiver, on peut aussi y dîner devant un agréable feu de cheminée.


 
Voici quelques-un des objets et détails du décor qui apportent à cette pièce toute sa singularité:

La pendule

Cette grande pendule intitulée "minerve sur palanquin", est l’œuvre de Pierre-Philippe Thomire (1751-1843)*. Le socle est en marbre noir décoré d’une frise à tête de taureau. Le cadran est en bronze doré inséré dans le support du trône de la déesse décorée de draperies. Le mouvement est signé Moinet Aîné, horloger à Paris. La pendule a peut-être été achetée par Lord Granville ou Lord Stuart de Rothesay.

*Pierre-Philippe Thomire : (1751-1843) Maître fondeur, ciseleur et sculpteur.














Le papier peint

A l’époque de Pauline, la pièce était tapissée en jaune. Cependant, en1986, le gouvernement britannique décida de tapisser les murs d’un damas de soie rouge avec pour motif "la palme de Saint-Cloud", à l'origine conçu à Lyon pour la bibliothèque de Napoléon I, au château de Saint-Cloud (aujourd'hui détruit). 










Les fauteuils

Les fauteuils, attribués à Pierre-Gaston Brion*, proviennent sans doute d’un ensemble de quarante pièces commandé par Pauline pour sa galerie de tableaux.

*Pierre-Gaston Brion : (1767-1841), menuisier, sculpteur et ornemaniste. Il travaillait pour le garde-meubles impérial de la princesse Borghèse et du prince de Talleyrand (ministre de Louis XVI). Sous l’empire, ses principales commandes passaient par l’intermédiaire de tapissiers de renom dont Alexandre Maigret, André-Joseph Andry et Leroy.
















La console

La console à pilastres supporte une paire de girandoles de Thomire qu’il décrit comme "femme vestale ayant dans les mains des couronnes de fleurettes".











Les candélabres

Les candélabres sont décrits dans l’inventaire de 1814 comme "girandoles à vaisseaux figure égyptienne". 















Le tapis

Le tapis, acquis en 1982, est une Savonnerie* datant du XIXe siècle et provient d’Espagne.

*La Savonnerie utilise un métier à tisser de haute lisse identique à celui des Gobelins, mais le savonnier effectue un point noué avec sa broche, en passant alternativement avec celle-ci devant un fil de chaîne avant puis derrière un fil de chaîne arrière en progressant ainsi de gauche à droite. Un nœud est formé sur l'envers de l'ouvrage et une boucle sur l'endroit, qui sera tondue pour obtenir un velours. Au fur et à mesure de l'avancement de l'ouvrage, le lissier le tond puis démêle les poils et les range à la pointe du ciseau pour obtenir un fini parfait.



















Bibliographie :

  • Bulletin de l'association nationale des collectionneurs et amateurs d’horlogerie ancienne de l’art, (printemps 1999, n°84).
  • A l’ombre de Pauline, par Jean-Nérée Ronfort et Jean-Dominique Augarde. Editions du centre de recherches historiques, 2001.
  • L’ambassade de Grande-Bretagne à Paris, Mary Beal et John Cornforth. Christies & Government Art collection, 1992.



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