• UK
  • 01:14 24 Nov 2009
  • |    Paris
  • 02:14 24 Nov 2009

Réponse officielle du gouvernement britannique au sujet du cas de M. Binyam Mohamed et des détenus de la baie de  Guantanamo.

Le gouvernement britannique pense que le camp de détention de la baie de Guantanamo devrait être fermé. Le gouvernement américain est conscient de notre position et nous avons accueilli favorablement les mesures qui ont été prises pour réduire le nombre des personnes qui y sont détenues.

Dans ce contexte, le Ministre des affaires étrangères et du Commonwealth David Miliband et la Ministre de l’intérieur Jacqui Smith ont décidé en août 2007 de demander la libération et le rapatriement de cinq personnes détenues à Guantanamo. Bien qu’il ne s’agisse pas de ressortissants britanniques, ces cinq personnes ont précédemment résidé en toute légalité au Royaume-Uni après avoir obtenu le statut de réfugiés et avoir obtenu une autorisation indéfinie ou exceptionnelle de rester sur le territoire britannique. Il s’agissait de M. Shaker Aamer, M. Jamil El-Banna, M. Omar Deghayes, M. Binyam Mohamed et M. Abdennour Sameur.  Suite à des discussions avec les USA, M. El Banna, M. Deghayes et M. Sameur ont été renvoyés au Royaume-Uni en décembre 2007. Jusqu’ici, les USA ont rejeté notre demande de libération et de rapatriement au Royaume-Uni de Messieurs Aamer et Mohamed pour des raisons de sécurité se rapportant à leurs dossiers.

M. Mohamed a maintenant été mis en examen dans la cadre de la loi américaine sur les commissions militaires (MCA). Nous restons en discussions avec le gouvernement américain à son sujet et nous maintenons notre demande pour sa libération de Guantanamo et son retour au Royaume-Uni. Nous avons soulevé la question des allégations de mauvais traitements concernant M. Mohamed avec le gouvernement américain. Des officiels britanniques ont également rendu visite à M. Mohamed à Guantanamo le 23 juillet. Nous sommes en contact avec la famille de M. Mohammed et ses représentants légaux à ce sujet.  

Nous poursuivons nos discussions sur la question plus large de l’avenir du centre de détention de la baie de Guantanamo avec les USA. Nous avons également incité nos alliés à prendre des mesures similaires pour tenter de réduire le nombre des détenus dans le camp, par exemple, en acceptant le transfert de détenus dont la libération a été autorisée.




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